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بسم الله الرحمن الرحيم قال تعالى: " وَاعْتَصِمُوا بِحَبْلِ اللَّهِ جَمِيعاً وَلا تَفَرَّقُوا وَاذْكُرُوا نِعْمَتَ اللَّهِ عَلَيْكُمْ إِذْ كُنْتُمْ أَعْدَاءً فَأَلَّفَ بَيْنَ قُلُوبِكُمْ فَأَصْبَحْتُمْ بِنِعْمَتِهِ إِخْوَاناً وَكُنْتُمْ عَلَى شَفَا حُفْرَةٍ مِنَ النَّارِ فَأَنْقَذَكُمْ مِنْهَا" آل عمران:103
Fiqh - Jurisprudance
Les cérémonies du Hajj et de la `Umrah Version imprimable
Écrit par Nabil   
08-10-2012

 

 

 

Shahadt Ul Islam 04 

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Il est des prescriptions communes entre le Hajj et la `Umrah.

1. Le ihrâm

Comme nous l’avons déjà expliqué le ihrâm est l’assomption à un état de sacralisation physique et spirituelle. En pratique, l’homme doit accomplir ses ablutions avant de se rendre à la halte (mîqât) ou à la station où il entre dans cet état de sacralisation ; il doit en outre se parfumer et accomplir deux cycles de prière (rak`atayn).

Ibn `Abbâs rapporte qu’en atteignant Dhû Al-Hulayfah, halte réservée aux habitants de Médine, l’Envoyé de Dieu fit son ihrâm, accomplit deux cycles de prière et remonta sur son chameau.

Quant aux femmes ayant un flux sanguin (couches ou menstrues), on leur permet d’accomplir le ihrâm et tous les autres rites à l’exception de la circumambulation autour de la Ka`bah.

Dans l’état de ihrâm, le pèlerin est qualifié de « muhrim ». Il porte le vêtement du ihrâm composé de deux pièces d’étoffe non cousues, la première laissant l’épaule et le bras droits nus, le second couvrant le corps de la taille jusqu’aux mollets. On peut porter n’importe quelle étoffe sauf la soie. La première pièce s’appelle ridâ’, et la seconde izâr. La tête doit rester découverte bien que les personnes âgées et les infirmes puissent l’envelopper de quelque chose, en retour de quoi, ils doivent faire une expiation en donnant des aumônes aux pauvres. Le pèlerin doit porter des sandales sans couture, découvrant les chevilles. On peut mettre des souliers mais ils doivent également laisser apparaître les chevilles. Les femmes porteront leurs vêtements ordinaires, couvriront leur tête, ne laissant apparaître que le visage et les mains.

Le muhrim commencera alors par dire : « Labbayk allâhumma labbayk !, Me voici, ô Seigneur ! Me voici ! » Ainsi exprime-t-il son intention d’accomplir le Hajj, ou la `Umrah, ou les deux à la fois.

Actes défendus durant le ihrâm

Une fois en état de ihrâm, le pèlerin ne doit ni se raser, ni se couper les ongles, ni se laver, excepté pour faire les ablutions rituelles en rapport avec les diverses haltes du voyage. Il ne doit tenir aucun propos licencieux, ni commettre l’œuvre de chair, ni s’abandonner à la perversion, au vice, aux querelles, ou aux actes de violence. Dieu a défendu ces actes par le verset : « Le Pèlerinage a lieu en des mois définis, celui qui l’a entrepris doit s’abstenir d’amour physique, de perversité et de polémique. » [1]. Le muhrim n’a pas le droit de porter des chemises, des pantalons, des gants, des couvre-chefs : turbans, fez ou chapeaux. Les femmes au contraire peuvent porter les vêtements qu’elles désirent, mais ne peuvent pas mettre de gants, se voiler le visage, mettre du parfum, ni porter des robes qui ont été toutes ou partiellement teintées au safran.

Ajoutons que la chasse est interdite, pas plus que le muhrim n’est en droit d’accepter un animal tué à la chasse ou de l’acheter, ni même d’en manger. Mais le Prophète permet au muhrim de tuer les animaux et les oiseaux dangereux et nuisibles : corbeau, faucon, scorpion, rat et chien enragé. Les savants ajoutent à cette liste le lion, la panthère, le loup et le serpent.

 

 

 

 

 

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Des règles concernant le Hajj Version imprimable
Écrit par Nabil Yamani   
01-09-2012

 

 

Le Coran mentionne les rites que tout pèlerin est tenu d’accomplir : « Quiconque jouit de la `Umrah jusqu’au Hajj doit faire une offrande selon sa capacité. S’il n’en a pas les moyens, il devra jeûner trois jours pendant le pèlerinage et sept jours une fois rentré chez lui, soit dix jours en tout. Ceci s’applique à ceux dont la famille ne réside pas dans l’enceinte sacrée. Observez les commandements de Dieu et rappelez-vous qu’il est terrible dans ses châtiments. » [1]

1) Ces rites appellent les trois règles suivantes :

a) Premièrement, le Musulman, qui désire accomplir la `Umrah et le Hajj mais veut se soulager des restrictions de l’état de sacralisation depuis la fin de son ambulation entre As-Safâ et Al-Marwah jusqu’au ihrâm du Hajj, doit offrir au moins un mouton et au plus un chameau. Il ne doit pas l’offrir avant le ihrâm relatif au Hajj, ni dans la période entre la `Omrah et le Hajj. [2] En fait, il n’est qualifié de mutamatti` que lorsqu’il passe de la `Omrah au Hajj et pas avant.

b) S’il ne peut pas présenter une offrande, ou s’il en est empêché, il doit jeûner trois jours durant le Hajj, pendant qu’il est encore en état de sacralisation. Le jeûne doit commencer le huitième jour de Dhû Al-Hijjah et se poursuivre jusqu’à la fin de la station du Mont `Arafah.

S’il ne peut pas jeûner ces trois jours, il peut les remettre aux jours d’At-Tashrîq, auquel cas il doit jeûner trois jours avant de commencer le Tawâf Al-Ifâdah. Une fois revenu chez lui, le pèlerin doit jeûner sept autres jours ; ainsi il totalise dix jours de jeûne selon le verset du Coran cité plus haut.

c) Cette offrande ou ce jeûne remplace la période pendant laquelle il se libère du ihrâm en attendant le Hajj. Cette prescription ne s’applique pas aux habitants de La Mecque elle-même.

2) Si le muhrim se trouve en face de difficultés imprévues, il doit alors se soumettre à la teneur du verset précité. Parmi ces obstacles, on peut inclure la crainte de voir son chemin barré par l’ennemi. Cela arriva un jour au Prophète : accompagné de ses disciples, il quittait Médine, dans l’intention d’accomplir la `Umrah. Les infidèles lui barrèrent la route et il ne put continuer son chemin. Il sacrifia alors le chameau réservé à l’offrande, quita son état de sacralisation, se rasa la tête et retourna à Médine avec ses Compagnons [3].

Parmi les empêchements, on compte également l’incapacité physique résultant d’une maladie ou d’un accident, l’égarement sur le chemin, le manque de provisions pour continuer le voyage, l’incarcération ou un retard quelconque empêchant l’arrivée à la date prévue.

Dans tous ces cas, le muhrim doit présenter une offrande, se libérer de son ihrâm, retourner chez lui et remettre le Hajj à une autre date.

3) Si un muhrim est obligé de se faire raser la tête durant le ihrâm par suite d’une maladie du cuir chevelu ou d’un mal de tête très fort, il doit se conformer en cela aux ordres de ce fragment de verset : « Celui qu’une maladie ou une affection du cuir chevelu obligera à se raser, devra se racheter par un jeûne, une aumône ou un sacrifice. » [4] Selon les instructions du Prophète, le muhrim doit jeûner trois jours ou offrir un sacrifice aux pauvres, ou nourrir six indigents.

4) Si pour des raisons de santé, une personne est obligée de mettre des vêtements cousus ou collants par peur du froid ou de la chaleur, elle doit suivre la règle qui est imposée au muhrim souffrant d’une maladie du cuir chevelu. Ainsi doit-elle jeûner trois jours, ou offrir un sacrifice ou nourrir six pauvres.

5) Le pèlerin boira de l’eau du puits béni de Zamzam, qui se trouve dans l’enceinte de la Maison Sacrée.

 
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