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بسم الله الرحمن الرحيم قال تعالى: " وَاعْتَصِمُوا بِحَبْلِ اللَّهِ جَمِيعاً وَلا تَفَرَّقُوا وَاذْكُرُوا نِعْمَتَ اللَّهِ عَلَيْكُمْ إِذْ كُنْتُمْ أَعْدَاءً فَأَلَّفَ بَيْنَ قُلُوبِكُمْ فَأَصْبَحْتُمْ بِنِعْمَتِهِ إِخْوَاناً وَكُنْتُمْ عَلَى شَفَا حُفْرَةٍ مِنَ النَّارِ فَأَنْقَذَكُمْ مِنْهَا" آل عمران:103
Fiqh - Jurisprudance
Des règles concernant le Hajj Version imprimable
Écrit par Nabil Yamani   
01-09-2012

 

Des règles concernant le Hajj

 

Le Coran mentionne les rites que tout pèlerin est tenu d’accomplir : « Quiconque jouit de la `Umrah jusqu’au Hajj doit faire une offrande selon sa capacité. S’il n’en a pas les moyens, il devra jeûner trois jours pendant le pèlerinage et sept jours une fois rentré chez lui, soit dix jours en tout. Ceci s’applique à ceux dont la famille ne réside pas dans l’enceinte sacrée. Observez les commandements de Dieu et rappelez-vous qu’il est terrible dans ses châtiments. » [1]

1) Ces rites appellent les trois règles suivantes :

a) Premièrement, le Musulman, qui désire accomplir la `Umrah et le Hajj mais veut se soulager des restrictions de l’état de sacralisation depuis la fin de son ambulation entre As-Safâ et Al-Marwah jusqu’au ihrâm du Hajj, doit offrir au moins un mouton et au plus un chameau. Il ne doit pas l’offrir avant le ihrâm relatif au Hajj, ni dans la période entre la `Omrah et le Hajj. [2] En fait, il n’est qualifié de mutamatti` que lorsqu’il passe de la `Omrah au Hajj et pas avant.

b) S’il ne peut pas présenter une offrande, ou s’il en est empêché, il doit jeûner trois jours durant le Hajj, pendant qu’il est encore en état de sacralisation. Le jeûne doit commencer le huitième jour de Dhû Al-Hijjah et se poursuivre jusqu’à la fin de la station du Mont `Arafah.

S’il ne peut pas jeûner ces trois jours, il peut les remettre aux jours d’At-Tashrîq, auquel cas il doit jeûner trois jours avant de commencer le Tawâf Al-Ifâdah. Une fois revenu chez lui, le pèlerin doit jeûner sept autres jours ; ainsi il totalise dix jours de jeûne selon le verset du Coran cité plus haut.

c) Cette offrande ou ce jeûne remplace la période pendant laquelle il se libère du ihrâm en attendant le Hajj. Cette prescription ne s’applique pas aux habitants de La Mecque elle-même.

2) Si le muhrim se trouve en face de difficultés imprévues, il doit alors se soumettre à la teneur du verset précité. Parmi ces obstacles, on peut inclure la crainte de voir son chemin barré par l’ennemi. Cela arriva un jour au Prophète : accompagné de ses disciples, il quittait Médine, dans l’intention d’accomplir la `Umrah. Les infidèles lui barrèrent la route et il ne put continuer son chemin. Il sacrifia alors le chameau réservé à l’offrande, quita son état de sacralisation, se rasa la tête et retourna à Médine avec ses Compagnons [3].

Parmi les empêchements, on compte également l’incapacité physique résultant d’une maladie ou d’un accident, l’égarement sur le chemin, le manque de provisions pour continuer le voyage, l’incarcération ou un retard quelconque empêchant l’arrivée à la date prévue.

Dans tous ces cas, le muhrim doit présenter une offrande, se libérer de son ihrâm, retourner chez lui et remettre le Hajj à une autre date.

3) Si un muhrim est obligé de se faire raser la tête durant le ihrâm par suite d’une maladie du cuir chevelu ou d’un mal de tête très fort, il doit se conformer en cela aux ordres de ce fragment de verset : « Celui qu’une maladie ou une affection du cuir chevelu obligera à se raser, devra se racheter par un jeûne, une aumône ou un sacrifice. » [4] Selon les instructions du Prophète, le muhrim doit jeûner trois jours ou offrir un sacrifice aux pauvres, ou nourrir six indigents.

4) Si pour des raisons de santé, une personne est obligée de mettre des vêtements cousus ou collants par peur du froid ou de la chaleur, elle doit suivre la règle qui est imposée au muhrim souffrant d’une maladie du cuir chevelu. Ainsi doit-elle jeûner trois jours, ou offrir un sacrifice ou nourrir six pauvres.

5) Le pèlerin boira de l’eau du puits béni de Zamzam, qui se trouve dans l’enceinte de la Maison Sacrée.

 
Termes ayant une signification particulière Version imprimable
Écrit par Cheikh Nabil   
28-08-2012

 

 

 

Le Pèlerinage

 

 

Avant de parler des rites du pèlerinage, il y a un certain nombre de termes qui ont besoin d’explication comme ihrâm, ifrâd, qirân, tamattu`.

Le ihrâm signifie littéralement "interdiction", et requiert l’abstention de choses qui sont habituellement licites. L’opposé de du ihrâm est le ihlâl.

Ifrâd, qirân, et tamattu`

Pour saisir la signification de ces termes, il est préférable de mentionner les différents rites de la `Umrah que sont le ihrâm, la circumambulation autour de la Ka`bah (tawâf), l’ambulation entre les collines d’As-Safâ et d’Al-Marwah (sa`y), avec soit la tête rasée soit les cheveux coupés. Avec ces prescriptions, le ihrâm (état de sacralisation rituel) relatif à la `Umrah est terminé et toutes les autres restrictions sont levées.

Quant au Hajj, les rites sont le ihrâm, la circumambulation autour de la Ka`bah, l’ambulation entre As-Safâ et Al-Marwah, puis c’est la station (wuqûf) au mont `Arafât le neuvième jour de Dhû Al-Hijjah [1], le jet de cailloux le jour du sacrifice (dixième jour de Dhû Al-Hijjah), ainsi que les autres prescriptions que nous mentionnerons plus tard.

De ce qui précède, nous pouvons relever certaines différences entre le Hajj et la `Umrah. Les cérémonies du Hajj sont plus nombreuses que celles de la `Umrah. Alors que dans celle-ci le ihrâm se termine par l’ambulation entre As-Safâ et Al-Marwah en ayant la tête rasée ou les cheveux coupés, le ihrâm pour le Hajj cesse après la station sur le mont `Arafât et l’accomplissement des rites du dixième jour de Dhû Al-Hijjah.

De plus, le Hajj se limite à des mois déterminés alors que la `Umrah peut être accomplie à tout moment de l’année.

Qu’arriverait-il si la `Umrah était accomplie durant les mois du Hajj ? L’individu a le choix d’appartenir à l’une de ces trois catégories : mufrid, qârin ou mutamatti`.

Si le pèlerin désire accomplir le Hajj seulement, il est qualifié de mufrid : cela signifie qu’il n’a pas l’intention de combiner la `Umrah avec le Hajj. Celui qui, dès le début, veut combiner les deux est qualifié de qârin. Ainsi la différence repose-t-elle ici sur l’intention première et non pas sur les rites observés que l’on soit mufrid ou qârin.

Mais il y a le cas de celui qui a l’intention d’accomplir d’abord la `Umrah. Il en accomplit alors tous les rites puis se libère du ihrâm. Il se dispense alors des restrictions imposées par l’état de sacralisation jusqu’au huitième jour de Dhû Al-Hijjah, date à laquelle il reprend le ihrâm en vue du Hajj. Une telle personne est appelée mutamatti`.

Le mutamatti` ne doit, en aucun cas, avoir déjà conduit sa bête destinée au sacrifice à la Ka`bah. Les trois cas sont illustrés par le témoignage de `Â’ishah - que Dieu l’agrée : « Nous avons accompagné l’Envoyé de Dieu lors de son Pèlerinage d’Adieu, dit-elle. Certains d’entre nous procédèrent au ihrâm et scandèrent « Labbayk » (Me voici Seigneur !) avec l’intention d’accomplir la `Umrah, d’autres avec la ferme intention de combiner le Hajj et la `Umrah, d’autres avec le désir d’accomplir le Hajj seulement

 
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