COMMUNIQUE
Écrit par LE BUREAU   
22-04-2011

 

Mardi, le 19 Avril 2011

 

 

 

COMMUNIQUE 

 

 

Lundi 18 avril 2011, à 19h00, Madame Maud Olivier, Maire des Ulis a tenu une réunion avec des membres du CFCM/CRCM pour discuter du problème posé par le chantage de grève de la faim perpétré par des membres de El andalous.

 

A l’issue de cette réunion et accompagnée par une foule de personnes convaincues, une délégation plurielle désignée par la majorité des citoyens de confession musulmane, a remis solennellement une pétition soutenue par plus de 1000 fidèles.

Cette pétition appuie massivement la demande formulée, il y a plus de 2 ans, par Mme le Maire de la prise en charge du projet de construction de la future mosquée, par une coordination plurielle réunissant tous les citoyens de confession musulmane de la ville des Ulis, sans exception et sans aucune discrimination.

Malgré ce soutien majoritaire, les bonnes intentions affichées et tous messages diffusés dans ce sens par les autorités municipales, cette volonté d’aboutir à la coordination s’est heurtée à maints subterfuges et manœuvres de la part de l’association minoritaire el andalous pour échapper à cette exigence pourtant responsable et équitable.

 

Contre les promesses d’une implication « juste » et « équilibrée » dans la médiation du conflit par les membres du CRCM/CFCM reçus, Madame Le Maire nous a annoncé qu’elle envisageait de signer le bail à construction, quoi qu’il arrive, en mai prochain, avec la coordination si elle est réalisée d’ici là, et avec el andalous seule par défaut.

 

Nous, citoyens des Ulis, et parmi eux, membres d’ACMU, qui avons cru en la fermeté de Madame Le Maire de donner une chance à la création de la coordination, prenons acte de cette décision qui nous attriste et que nous déplorons au plus haut point.

 

Cette volte face nous est pénible et nous la ressentons comme une récompense injuste faite à une association qui, devant la futilité et l’irrecevabilité de ses arguments pour faire cavalier seul, a préféré, dans sa fuite en avant, emprunter la voie du chantage et de la pression médiatique.

C’est une plus value accordée au jeu des réseaux d’influence communautariste tels que peuvent l’incarner M. Moussaoui, Président du CRCM local et M. Kébibèche, Vice-président du CFCM, tous deux membres du RMF.

Serait-ce la contrepartie d’un appui négocié par el andalous contre sa promesse de rallier cet organisme RMF (extrait journal en ligne du 18 avril 2011, article : http://www.liberation.fr/societe/01012332357-greve-de-la-faim-autour-d-un-projet-de-mosquee), lui-même et de notoriété publique, sous influence d’un pays tiers ?

 

Permettez-nous donc de douter de l’impartialité de façade des ces médiateurs intéressés dont nous avons déjà tous souffert par le passé (l’équipe dirigeante actuelle de el andalous n’était-elle pas constituée en partie des mêmes personnes qui se sont présentées, à l’origine, comme médiateur impartial dans ce dossier ?).

Si la décision de signature du bail devait prendre le chemin sur lequel veulent nous emmener les manipulations d’el andalous, nous estimerions alors que l’intérêt général aura été sacrifié sur l’autel de la manipulation et des intérêts partisans et communautaires.

Nous nous réserverons le droit d’user de toute action en conformité avec le droit et la morale afin, qu’au nom de la majorité des citoyens musulmans des Ulis exclus de fait, du pacte entre la mairie et el andalous, nous fassions valoir notre revendication inaliénable de disposer nous aussi d’une mosquée digne de ce nom.

Il va sans dire que la quiétude de la ville risque de se ressentir de toutes les turbulences engendrées par une décision foncièrement injuste avec prime à l’association réfractaire à tout accord.

 

     Nous restons ouverts à toute médiation menant à une solution juste, impartiale et équilibrée pour aboutir à une coordination représentative des musulmans de toute sensibilité et origine, seule à même de les rassembler et les représenter en tant que signataire et partenaire de la mairie lors de la signature du bail pour la construction de la mosquée des Ulis.

 

 

                                 Bureau de l’ACMU

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